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Jour 50

Ø

Il est trop tard pour avoir l'impression d'avoir emballé tous ces mots, qu'ils soient glorieux ou minables, avec tant de futilités. Comme si je camouflais le misérable sous une tonne de chantilly, est-ce que nous sommes allés à l'essentiel ? Ce n'est pas la question qu'il faudrait se poser chaque fois que l'on tombe dans un sommeil dont on ne connait pas la durée ? Quels seraient nos actes, guidés par cet instinct de vérité ?

Ici, je ne fais que passer, je bave, je rage, j'enrage, mais à quels moments je me livre ? Qu'est-ce qui peut faire croire que j'ai envie de déballer mes tripes sur la table ? Un symbole vaut parfois plus que 10000 mots, 10000 lignes, 10000 pages (on en est loin, je vous rassure je n'ai aucune envie d'aller jusque là).

Ça faisait des années que je n'avais pas passé autant de temps ici, à dépoussiérer le coton qui est enfermé dans mes boîtes. Depuis une autre vie. Parfois je vous tutoie, parfois je te vouvoie, il n'y a pas qu'un seul toi. Si je peux contempler mes échecs depuis le haut d'une échelle, il y a eu des chaos magiques. Je suis un mendiant dans des habits chics. C'est peut-être ça le drame, ne pas accepter de redescendre, continuer à planer en chérissant des moments qui ont disparu. Je reste là tel le gardien d'un musée où personne ne vient, stupidement je continue à avoir de la beauté dans ces œuvres que sont mes souvenirs. Je ne laisserai pas grand chose derrière moi, rien qu'un dessin, un rond barré pour dire que j'ai été et que je n'ai pas été. Nous sommes en mai et l'année est déjà terminée. Quand auront lieu nos retrouvailles ?

 

 

To Whom It May Concern

https://youtu.be/BV5Qxj71HIc

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