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Jour 53

Les émotions statiques des derniers instants.

Quand en toi tout chavire, que la lave remplace le sang et que tu restes pétrifié par ces adieux. Ils ne dessineront pas la ligne d'arrivée alors je me suis décidé. Deux points et un trait pour les relier, elle n'est pas très droite cette fameuse ligne, avec mes mains tremblantes je fais ce que je peux. J'ai envie d'être fatigué, épuisé, laissez moi m'écrouler et dormir, naturellement. Je vous assure que c'est un vrai combat, même si il est invisible.

Que deviendront ces rendez-vous solitaires ? Je pose la question et j'y réponds, tout est dit.

À la fin, qu'est-ce qu'il restera de ces histoires ? De nos histoires ?

Encore quelques pas et la cage s'ouvrira. Je ne vais pas dire que je suis malheureux. Non, je ne peux pas être enfermé, d'ailleurs qui peut l'être. C'est très étrange, le film s'achève mais les images sont floues, j'ai besoin de faire une mise au point. Si tu chantes la chanson "juste une mise au point" c'est un bon début. On ne va pas se quitter sans un sourire, dis-moi où l'on se retrouvera, je te promets que j'y serai. C'est bientôt le générique, on va se taire, le regarder, je veux encore sentir ta main dans la mienne, oublier l'avenir. L'éternité ressemble à la caresse de tes doigts dans le creux de ma paume.

Ma part d'ombre commence à me dévorer, je te laisse partir, sans te retenir. Je resterai seul dans la salle de cinéma alors que tu ne verras en moi que du mépris.






The Winter of our passing

https://youtu.be/P2H4tCc9E3U

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