Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal intime d'un traitre

  • No Horses

    No Horses

    "I've been awake all night
    And the sun don't shine
    And the night's so long
    And the moon is in shock..."

    https://youtu.be/iPA18-tENac

    "No Horses" Garbage.

    Je pose le doigt sur la détente, on se détend, hein? Ce n'est pas comme si j'allais te flinguer ou blesser qui que ce soit, j'ai juste envie de descendre ce mot. Tu n'y verras que du feu. Feu, je vise juste. C'était injuste. Il n'avait pas sa place, tout comme moi. Voilà, on y est. Je suis revenu poser quelques lignes innocentes au milieu de la nuit, comme au "bon vieux temps". Aimer. On fait une croix, ok? C'est plus joli comme ça. Jeu de dupes. On existe pas pour l'amour, on s'excite, on s'excuse. Plus d'excuses, no more horses.

    On n'oublie pas de sourire, ça serait con de gâcher la photo. Je dois faire semblant?

    J'ai laissé mon CD de Garbage, Version 2.0, se couvrir de poussière. Je sais qu'il est là, The Trick Is To Keep Breathing, je n'ai pas oublié. Quelques petits mètres d'un déplacement d'une impuissance inouïe, une éternité, un mouvement tortueux, chiant, inutilement lent, puis j'ai entendu cette voix que je connaissais annoncer la fin de tout, comme si le passé me disait qu'il incarnait mon présent, le chant des sirènes qui me rappellent qui j'ai été pour que je ne sois plus. Est-ce que je dois encore respirer? Je me suis retourné, il n'y a plus rien à voir, du vide à l'arrière, devant? Rien de mieux. On se casse?

    Je suis devenu exactement ce que vous vouliez que je sois, invisiblement insensé. Je ne rembourserai pas tout ce que vous m'avez donné, non, au contraire.

    This is the Apocalypse.

  • Doomed

    Doomed

    "I'm sorry but it's too late..."

    https://youtu.be/OGc9W-_C9u0

    "Doomed" Bring Me The Horizon.

    Tu cours, tu cours, mais sur une jambe tu n'iras pas bien loin. Les décors en carton pâte ne font illusion qu'un furtif instant. Voilà tu as fait le tour, tu es content?

    Le béton pousse partout, c'est le printemps, le temps de rien, le temps de tout, tu es content?

    Tu te souviens de la dernière fois que tu as vu le soleil se coucher? J'aimerais me perdre pour le retrouver, voir les sommets des pierres et des arbres se parer du rouge orangé des derniers adieux, un moment que l'on ne peut retenir entre ses paupières, un instant qui ne nous appartient pas, le choix de l'abandon. Tu comprends?

    Je n'ai plus aucun endroit pour goûter le crépuscule. On impose aux gens qui se posent de ne plus se poser, on implose. Je ne veux pas être ton ami, ni celui de qui que ce soit. Tu comprends?

    Si tout était écrit à l'envers depuis le départ alors cette histoire est une erreur, nous sommes une hérésie, cruelle. Elle crut.

    Tu cours, tu cours.

    Les choses ne se sont pas passées, on doit utiliser le passé, tu t'en fous, il ne reste plus qu'un trou et si ce soir je fais quelques pas en arrière je ne trouverai que la chute pour disparaître.

    Il faut en terminer.

    ...

    https://youtu.be/V6h14mt-6Fg

    "I Surrender" Nicole Sabouné.

    Il ne se passera plus rien.

    Tu as déjà cherché le goût du goût? Je veux tout, je ne veux plus rien, c'est inhumain. Ventre à terre puis terre à terre. Il n'y a rien à faire. Je glisse, je me plisse.

    Tu étais tout, tellement, mais je ne peux rester transparent, il y a comme un flou.

    Tu me crois fou. Décadent. Ignorant, à genoux.

    Tu ne changeras pas la pointe de ta plume pour écrire ces lignes qui m'alignent et me transpercent.

    "Des petits trous, des petits trous..."

    Non, il ne reste plus qu'un trou et tu t'en fous. C'est à mon tour. Un point c'est trou, non, un point c'est tout.

  • Water and wine

    https://youtu.be/hBrOmKH2ga8

    "Water and wine" Aleah.

    La nuit est déjà bien trop avancée, elle n'a plus d'heure, je regarde mes mains trembler, plus rien ne sera comme avant. Je devrais refuser ce verre qui se porte à mes lèvres, comme je refoulerais la langue d'une amante trop aventureuse. Ce n'est pas le contenu qui me dégoûte mais le con qui tient.

    Je n'ai pas apprivoisé cet état que l'on appelle sursis, je ne comprends pas vraiment que l'on puisse accepter cette forme élégante de décadence, lente, qu'est la vie. L'obsolescence est sale, imparfaite. Il n'y a pas de place pour l'imperfection dans votre monde alors pourquoi se tenir à l'idée de vieillir comme une ombre vacillante?

    S'offre la solution de la transformation, à l'esprit parasité par les fragments de mémoires d'arrêter d'émettre. Silence médiocre, communication fantomatique, à défaut de contenance on change le con tenant.

    Dents rouges de sang, rage intacte, lexique monosyllabique.
    Je bave ma haine, je racle ma gorge, j'éructe mes peines. 

    Il n'y a plus que les animaux qui me comprennent, je n'ai plus rien d'humain.
    Sauvage je redeviens.
    Sans lendemain.

     

    Lire la suite