Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal intime d'un traitre

  • Something in the way

    Something in the Way
    "Underneath the bridge
    The tarp has sprung a leak
    And the animals I've trapped
    Have all become my pets
    And I'm living off of grass
    And the drippings from the ceiling
    But it's okay to eat fish
    'Cause they don't have any feelings..."

    https://www.youtube.com/watch?v=ltfIiRtaNfs

    "Something in the Way" de MXMS (oui, je préfère cette version à l'originale de Nirvana).

    À quel moment on peut savoir qu'on n'a plus rien à se dire ? Quand la raison devient mécanique et que la folie ne fait plus naître la passion ?

    Consensus et dualité est-ce que ça peut donner consensualité ? J'aimerais que ce mot existe, que je puisse planter une graine dans une terre gelée et dure rendue infertile par les mortes saisons.

    Tu veux mes rêves, mes nuits ? À minuit je m'ennuie puis je m'emmure, mes dents se fissurent pour lâcher d'atroces murmures qui n'existent pas. Est-ce que je suis là ? Tu prends ma place ? Non ?

    Oui, tu as dû rire quand tu as su que je m'étais cassé la gueule, tu as revu la copie de ta vie à la hausse, avoue que tu as bandé, que tu as mouillé, il y a des gens qui carburent à ça. Dans tes petites discussions obscènes tu m'imagines aigri, tu parleras peut-être de gâchis pour te donner un peu de crédit. Une vie hachée, à chier, stérile, tu es humain donc hypocrite, tu m'as jugé sans te retourner. On aime parler des fantômes sans avouer qu'ils nous hantent. La facilité de désavouer les oubliés. Un mort n'a plus cette immonde importance qui inonde l'existence. On va aller jusqu'au bout du coït, libérer ta pression, évacue la vision fantasmée de mon macchabée, essaye au moins de t'en satisfaire, ça ne va pas durer. Et si j'avais fait preuve un tant soit peu de résistance ? Cette idée d'une matière chaotique qui grandit dans l'ombre tu te la prends dans la gueule comme un coup de pelle rouillée, tu dérouilles ? J'avoue, c'est facile de s'accorder le droit d'être encore debout et d'apprécier un détail qui devrait être une évidence. Ce n'est pas une histoire d'ego, son absence est bien plus terrifiante, tu as déjà regardé dans les yeux d'un cadavre ? Mes pompes sont encore recouvertes par la boue du cimetière mais je te promets d'effacer mes traces, tu n'aimes pas les surprises ?

    Pas de pardon, pas de compromis (je vous épargne une valse des mots avec con et promis), pas de juste milieu. Une rage juste et injuste, c'est la beauté du monde sauvage. Tu comprends ma chance ? Je suis vivant.

  • No Horses

    No Horses

    "I've been awake all night
    And the sun don't shine
    And the night's so long
    And the moon is in shock..."

    https://youtu.be/iPA18-tENac

    "No Horses" Garbage.

    Je pose le doigt sur la détente, on se détend, hein? Ce n'est pas comme si j'allais te flinguer ou blesser qui que ce soit, j'ai juste envie de descendre ce mot. Tu n'y verras que du feu. Feu, je vise juste. C'était injuste. Il n'avait pas sa place, tout comme moi. Voilà, on y est. Je suis revenu poser quelques lignes innocentes au milieu de la nuit, comme au "bon vieux temps". Aimer. On fait une croix, ok? C'est plus joli comme ça. Jeu de dupes. On existe pas pour l'amour, on s'excite, on s'excuse. Plus d'excuses, no more horses.

    On n'oublie pas de sourire, ça serait con de gâcher la photo. Je dois faire semblant?

    J'ai laissé mon CD de Garbage, Version 2.0, se couvrir de poussière. Je sais qu'il est là, The Trick Is To Keep Breathing, je n'ai pas oublié. Quelques petits mètres d'un déplacement d'une impuissance inouïe, une éternité, un mouvement tortueux, chiant, inutilement lent, puis j'ai entendu cette voix que je connaissais annoncer la fin de tout, comme si le passé me disait qu'il incarnait mon présent, le chant des sirènes qui me rappellent qui j'ai été pour que je ne sois plus. Est-ce que je dois encore respirer? Je me suis retourné, il n'y a plus rien à voir, du vide à l'arrière, devant? Rien de mieux. On se casse?

    Je suis devenu exactement ce que vous vouliez que je sois, invisiblement insensé. Je ne rembourserai pas tout ce que vous m'avez donné, non, au contraire.

    This is the Apocalypse.

  • Doomed

    Doomed

    "I'm sorry but it's too late..."

    https://youtu.be/OGc9W-_C9u0

    "Doomed" Bring Me The Horizon.

    Tu cours, tu cours, mais sur une jambe tu n'iras pas bien loin. Les décors en carton pâte ne font illusion qu'un furtif instant. Voilà tu as fait le tour, tu es content?

    Le béton pousse partout, c'est le printemps, le temps de rien, le temps de tout, tu es content?

    Tu te souviens de la dernière fois que tu as vu le soleil se coucher? J'aimerais me perdre pour le retrouver, voir les sommets des pierres et des arbres se parer du rouge orangé des derniers adieux, un moment que l'on ne peut retenir entre ses paupières, un instant qui ne nous appartient pas, le choix de l'abandon. Tu comprends?

    Je n'ai plus aucun endroit pour goûter le crépuscule. On impose aux gens qui se posent de ne plus se poser, on implose. Je ne veux pas être ton ami, ni celui de qui que ce soit. Tu comprends?

    Si tout était écrit à l'envers depuis le départ alors cette histoire est une erreur, nous sommes une hérésie, cruelle. Elle crut.

    Tu cours, tu cours.

    Les choses ne se sont pas passées, on doit utiliser le passé, tu t'en fous, il ne reste plus qu'un trou et si ce soir je fais quelques pas en arrière je ne trouverai que la chute pour disparaître.

    Il faut en terminer.

    ...

    https://youtu.be/V6h14mt-6Fg

    "I Surrender" Nicole Sabouné.

    Il ne se passera plus rien.

    Tu as déjà cherché le goût du goût? Je veux tout, je ne veux plus rien, c'est inhumain. Ventre à terre puis terre à terre. Il n'y a rien à faire. Je glisse, je me plisse.

    Tu étais tout, tellement, mais je ne peux rester transparent, il y a comme un flou.

    Tu me crois fou. Décadent. Ignorant, à genoux.

    Tu ne changeras pas la pointe de ta plume pour écrire ces lignes qui m'alignent et me transpercent.

    "Des petits trous, des petits trous..."

    Non, il ne reste plus qu'un trou et tu t'en fous. C'est à mon tour. Un point c'est trou, non, un point c'est tout.