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Journal intime d'un traitre à l'amour - Page 4

  • Diaries

    "Si tu n'y crois plus, fais le."

    Le cliquetis du métal contre le goudron n'avait pour raison que ma déraison. Je voulais déchirer la nuit, qu'elle ne me condamne à l'ennui. Son pathétique, l'alcool ne me rendait pas chic, ma sortie n'avait rien d'esthétique, pathetic son.

    Je tenais ce cadavre à bout de bras, je voulais sentir son cœur battre à nouveau, me dire qu'il y avait encore de la vie dans ces yeux, qu'ils voulaient encore me voir.

    Bleue était sa peau, tout devenait faux.

    Je peux effacer cette scène, ne pas être là? Ne pas chercher les marquages au sol et voir que ce sont les derniers, qu'il n'y a plus de dialogues ?

    On se rêve parfois des premiers rôles que l'on aura jamais, s'imaginant une vie passionnante faite d'importance.

    La candeur n'apporte jamais la grandeur.

    Ma fuite fut kitch, acide, mais j'ai déjà écrit ces lignes, ailleurs. Le spectacle au rabais dont je tenais le premier rôle, ailleurs, je l'assume, qu'il me consume. Nous fûmes, d'ailleurs.

    ...

    Ne pas dormir ça creuse la chaire, l'enchère pèse sur le rideau qui finit toujours par défoncer le plancher, foulé. Qui gagne la mise sur ma prise? Sinistre emprise qui méprise. Piteuse pitance, opiums sucrées pour tomber entre les tombes.

    Un con incompris. un con prie pour un con pris, quel est le prix du con? (à dire dix fois en se claquant les fesses!)

    ...

    Les parasites courent le long des couloirs, la réalité est un bruit vide, l'absence tapisse les murs. J'ai appris du néant, j'ai grandi dans l'ombre de ce géant, privé de soleil on s'éveille.

    Tous les visages se ressemblent pour moi tu sais, je dois te l'avouer, je n'arrive plus souvent à distinguer les apparences, je ne vois que des masques qui avancent dans d'anciens lieux de tournage, et je n'ai eu qu'une peur ces derniers mois, je dois te l'avouer, c'est de ne plus te reconnaitre, de ne plus lire tes traits et tes lignes, que tu ne soies qu'un fantôme de plus.

    J'ai tout fait pour oublier, j'étouffais pour t'oublier.

    "Si tu n'y crois plus, fais le."

    Quand elle est partie j'ai jeté son oreiller dans un coin, maudit son parfum. Il y avait ce côté du lit, interdit, où je finissais toujours par me réveiller, me détester. Plus jamais.

    "And on my deathbed, all i'll see is you..."

    Quand elle est partie j'ai gardé son oreiller dans un coin.

    ...

    Diaries, The birthday massacre.

    https://youtu.be/qbkzM7yI-Ko

     

     

  • Eternal Sunshine of the Spotless Mind

    http://full-stream.net/980-eternal-sunshine-of-the-spotless-mind.html

  • Stone is very very cold

    Il n'y a plus rien, un vide abyssale qui dévore le temps, déstructurant l'uniformité des pensées, une éjaculation d'encre sur le papier, ne cherchant à comprendre son dessein je la fige avant qu'elle ne me fixe, ne me shoote. Le mercure Noir transperce la cellulose, roule sur le plancher, tangue entre les murs de ma raison, ma maison tremble, il me touche, m'offre un ailleurs.

    Ici c'est ailleurs, cet ailleurs, ici, voyage fou sans battement d'elle, mouvement d'ailes statique, englué dans le non ciel mes yeux vers le sol au plafond, je plonge dans la chaleur qui devient moiteur. Nausée passée, sueur sur heure, minutes mortes.

    Il n'y a plus rien, un vide abyssale qui dévore le temps, défonçant ma virginité spirituelle, sanglants sanglots, peau coupée et lame souillée, je m'absente, laissez un message après le silence...merci. Rouge est la nuit, périsse l'ennui. Je ne survie aux vies sûres, le futur se fissure, instable instant, poignée collé au papier, poids niais sur le bout d'un pas plié, il dure, m'endure, m'enduit de son fiel acide, je me vide. Je suis le vide. Abysse. Tombe l'être. L'être sous la tombe.

    Lettre.

    (...)

    Ici c'est ailleurs, Brune est la foudre qui traverse mes racines, j'entends les chants menaçants des courtilières qui passent sous les forêts d'herbe, la terre tremble dans mes oreilles et mon nez, je ne suis plus homme je suis autre. Loin, rien ne revient.

    (...): Anesthésié, je plie sous le devoir d'oubli, je me courbe dans l'ombre, vie vide, vie vite, lit vide, livide, je crache puis recrache les faux mots, les moments meurtriers des fausses honnêtetés. Je ne chéris aucune nostalgie, ma chaire rit le mauvais sort, ses entrailles posées à côté, je goûte le doux confort de l'apathie.

    Il n'y a plus rien.

    Ici c'est ailleurs.