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Journal intime d'un traitre - Page 4

  • Romance & Cigarettes

    Il y avait ce long corridor qui liait ses chambres, toutes les mêmes, seuls les chiffres plaqués contre un bois rouge verni comme tes ongles les différenciaient. J'aimais m'assoir sur la vieille moquette usée qui puait le tabac, mon jeans troué laissait sortir assez de peau pour que je puisse retrouver mes jambes parmi les motifs géométriques du sol. J'ai jamais léché un putain de cendrier de ma vie mais pourtant j'adorais l'odeur qui m'entourait, elle me rappelait celle de ta peau de nuit quand je tombais contre ton épaule. Le genre de souvenir de réconfort qu'on a envie de noyer sous un litre de brûle le foie. La gravité appelait ma tête vers d'anciennes familiarités, je voulais m'étouffer dans ce parfum, me corrompre définitivement et attendre que tu reviennes souiller ma bouche acide.
    Je m'inversais, pieds aux murs et dos à terre. Est-ce que les vibrations des belles relations qui font vivre cet hôtel viendraient faire frissonner mes jambes? J'esquissais un sourire. Le regard scellé j'attendais l'illusion des tremblements de baise. Une voix s'élevait suivie d'une autre, les verres se cognaient entre eux, puis les corps, le bruit haché d'un téléviseur, des mots vulgaires en allemand, des gémissements sur les chairs. Toutes ces musiques d'existence se prenaient dans mes toiles d'araignée mais aucune ne m'affamait, ne me donnait des images de vice. Mes yeux fermés me ramenaient toujours vers ma chambre vide.
    Je terminais en boule, prostré dans mon envie de toi. Il n'y avait plus rien ici, ni sur ces lits souillés ni dans ces cons désabusés qui valait ma peine. Je levais le majeur au ciel en les conjurant d'aller se faire enculer. Ils le feront certainement, ces cons. Mais moi, oui moi, je doublerai ma mise de certitude même si je dois encore être ce rien qui hante, pas de serment d'hypocrite, je crache par terre pour dégager la poussière?
    Il va falloir que tu ailles rallumer le couloir, j'aime pas faire ça dans le noir.
     
    Romance & Cigarettes, The Toxic Avenger.
    https://youtu.be/XS2tm9ErhzQ

  • Diaries

    "Si tu n'y crois plus, fais le."

    Le cliquetis du métal contre le goudron n'avait pour raison que ma déraison. Je voulais déchirer la nuit, qu'elle ne me condamne à l'ennui. Son pathétique, l'alcool ne me rendait pas chic, ma sortie n'avait rien d'esthétique, pathetic son.

    Je tenais ce cadavre à bout de bras, je voulais sentir son cœur battre à nouveau, me dire qu'il y avait encore de la vie dans ces yeux, qu'ils voulaient encore me voir.

    Bleue était sa peau, tout devenait faux.

    Je peux effacer cette scène, ne pas être là? Ne pas chercher les marquages au sol et voir que ce sont les derniers, qu'il n'y a plus de dialogues ?

    On se rêve parfois des premiers rôles que l'on aura jamais, s'imaginant une vie passionnante faite d'importance.

    La candeur n'apporte jamais la grandeur.

    Ma fuite fut kitch, acide, mais j'ai déjà écrit ces lignes, ailleurs. Le spectacle au rabais dont je tenais le premier rôle, ailleurs, je l'assume, qu'il me consume. Nous fûmes, d'ailleurs.

    ...

    Ne pas dormir ça creuse la chaire, l'enchère pèse sur le rideau qui finit toujours par défoncer le plancher, foulé. Qui gagne la mise sur ma prise? Sinistre emprise qui méprise. Piteuse pitance, opiums sucrées pour tomber entre les tombes.

    Un con incompris. un con prie pour un con pris, quel est le prix du con? (à dire dix fois en se claquant les fesses!)

    ...

    Les parasites courent le long des couloirs, la réalité est un bruit vide, l'absence tapisse les murs. J'ai appris du néant, j'ai grandi dans l'ombre de ce géant, privé de soleil on s'éveille.

    Tous les visages se ressemblent pour moi tu sais, je dois te l'avouer, je n'arrive plus souvent à distinguer les apparences, je ne vois que des masques qui avancent dans d'anciens lieux de tournage, et je n'ai eu qu'une peur ces derniers mois, je dois te l'avouer, c'est de ne plus te reconnaitre, de ne plus lire tes traits et tes lignes, que tu ne soies qu'un fantôme de plus.

    J'ai tout fait pour oublier, j'étouffais pour t'oublier.

    "Si tu n'y crois plus, fais le."

    Quand elle est partie j'ai jeté son oreiller dans un coin, maudit son parfum. Il y avait ce côté du lit, interdit, où je finissais toujours par me réveiller, me détester. Plus jamais.

    "And on my deathbed, all i'll see is you..."

    Quand elle est partie j'ai gardé son oreiller dans un coin.

    ...

    Diaries, The birthday massacre.

    https://youtu.be/qbkzM7yI-Ko

     

     

  • Eternal Sunshine of the Spotless Mind

    http://full-stream.net/980-eternal-sunshine-of-the-spotless-mind.html