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Journal intime d'un traitre à l'amour - Page 2

  • Bulles

    Finalement tu as raison, on ne peut pas interrompre quelque chose que l'on a commencé mais on peut décider des règles. Je reviens écrire ici pour mettre un point final... à cette année et donner, peut-être, un peu de sens à l'avenir de ce lieu. Changement de titre, d'aspect.

    Je te remercie si tu continues à venir me lire, d'ailleurs si j'écris ce soir c'est pour toi (je pensais mettre fin à ce blog), je peux t'annoncer que je vais être à nouveau édité en 2017 et que je serai au Salon du Livre de Paris, je te laisse chercher les informations, c'est à toi de jouer pour me trouver.

    "You don't own me" Lesley Gore.

    Tout est une histoire de bulles qui se rencontrent, se percutent, fusionnent ou parfois rebondissent et malheureusement explosent. Des bulles qui contiennent nos égos, nos vies, nos secrets, nos douleurs, nos espoirs. On partage un peu, quand on le veut, à chaque croisement, un instant que l'on pense éternel mais qui s'achèvera tôt ou tard.

    Il faut apprendre à apprécier le doux confort de la solitude logé au creux de la bulle et fermer les yeux. Je suis seul. C'est ainsi. Rien de tragique, ni de magique. Le monde s'arrête de tourner et les bulles de virevolter quand on se met à attendre et croire en un possible, en l'impossible.

    On t'a menti, on ne marche pas sur des œufs mais sur des bulles, on roule sur l’éphémère étrangeté de l'autre, on l'observe pour mieux le perdre de vue.
    ...

    "Night Comes Down" Judas Priest cover by Katatonia (je préfère cette version!).

    Tendre la main dans la chute et attraper une corde, ce n'est plus la chance du débutant, remonter un bout de la falaise, ce n'est plus une histoire d'enfant.

    Toujours serrer les dents, accepter que trois petits jours d'une vie se transforment en trois petits points d'une phrase, ils prennent le sens que l'on veut leur donner.

    Tu as déjà roulé en sens contraire? Croisé des regards accusateurs qui même sans savoir te jugent et te disent que tu te trompes. Mais où est le contraire des autres? Doit-il devenir le mien, le tien?

    Trop de bruit pour rien.

    Oui ça se termine ainsi, parfois les bulles deviennent des balles à la trajectoire chaotique. J'en suis une. Et toi?

    ...

    "REALiTi" Grimes.

    Et si je m'étais trompé, si je n'avais pas voulu être un glaçon se noyant dans un verre de vin, et si devenu sacrilège je nourrissais des regrets?

    Non.

    On tombe seul, on entraine personne dans sa chute, c'est comme cela que ça fonctionne. Les jours défilent, les villes avec, mais je ne me suis pas trompé. J'ai choisi.

    Quand la nuit devient jour et que l'esprit cesse de vagabonder de folie en folie, la raison des pensées l'emporte, je te vois, je suis encore là. Toi aussi.


    Rendez-vous en 2017?

     

     

     

  • Ex-il

    "The Paradox of the Flame" Evergrey.

    Lorsque vous serez seul(e)s, que vous comprendrez le poids de vos injustes et vaines actions, que vous sentirez le souffle glaçant et proche de la mort alors peut être vous redeviendrez humains.

    ...

    Les ombres sous le soleil de Satan sont cannibales, elles réclament mon corps, se courbent de vanité sur mon passage. Elles savent qu'un jour nous fusionnerons, qu'une nuit nous en terminerons.

    Que ces formes au cœur d'ébène dansent jusqu'à l'aube, mon âme leur est promise.

    Mon être se déchire, mes extrémités deviennent cendres qui volent au ciel, je disparais.

    ...

    La sueur creuse des sillons liquides le long de mon dos. J'ai dormi une heure. Mon sommeil dure soixante minutes et je n'ai conscience que d'un instant de flottement dans des limbes qui me sont inconnues. Il n'y a pas de réparation, je ne serai plus jamais blanc. Je ne sais pas où je pars.

    ...

    Je dois tenir encore quelques minutes pour me dire que je vaux mieux que ça, que je vais m'en sortir, que demain existe, que je ne devrais pas me dire que je n'aurais jamais dû revenir.

    On fait toujours de jolies épitaphes écrites à l'encre de l'hypocrisie, une présence bancale, déviante, est forcément dérangeante, j'aurais certainement dû me contenter d'un granit poli comme un miroir et fleurit de mensonges. Je n'ai pas eu ce courage.

    ...

    Lorsque je fais face à ma différence je sais que je suis condamné à la solitude. J'ai abandonné l'autre, je n'ai pas cette gueule d'ange qui me permet de chercher à exister dans des dialogues plats et creux, je n'ai plus rien à dire. Je n'ai plus cette envie. Je ne crois plus.

    ...

    Tout est passé, froissé, les mots se cachent dans les plis de la cellulose et il n'ont plus sens à mes yeux.

    Chacun détient sa vérité et personne ne la connait, en ces moments je suis silence, absence, vagabond invisible. Exil.

     

     

     

     

  • After

    "After the Fall" Chelsea Wolfe.

    Toute chose a une fin, cela serait se mentir de ne pas vouloir le reconnaître. Les bonnes comme les mauvaises. La question est de savoir quel souvenir nous garderons au milieu de toutes ces incompréhensions. Il est évident que j'aurais aimé que tout soit différent, que l'on ne m'enferme pas dans une boîte et que l'on ne me range machinalement.

    Je suis encore debout.

    J'ai gagné un combat, juste un combat, la belle histoire. Je laisse la victoire aux chiens, à ceux qui ont faim de rien, j'ai la rage de fin, c'est tout et c'est déjà beaucoup trop.

    Il y a encore parfois ce bourdonnement chaotique, mais je dois résister, toujours.

    Tu sais ce que c'est?

    Alors tu comprendras pourquoi j'ai perdu toute envie à ce moment de la vie, qu'il n'y a eu aucune main tendue, qu'il faisait si froid puis si chaud, que je me suis mis à trembler. J'avais tout foutu en ordre tu sais, les gens étaient heureux et moi j'étais loin, je pouvais enfin partir, disparaître dans le désert sans demander de rab. Qui le saurait? Qui le verrait?

    Depuis je me sens comme un tueur en cavale, toujours à devoir faire acte de rédemption, à voir vos yeux se détourner, les tiens. Tout a changé comme si j'avais laissé une partie de moi là bas. J'ai cru que tu me ferais confiance, que tu ne serais pas comme les autres...

    J'ai déterré l'ami de mes nuits, je ne méritais pas vos accusations, toute chose a une fin.

    "The Page" Chromatics.

    J'aimerais placer deux verres sur la table comme au bon vieux temps, voir les reflets de l'aube sur la surface de la tequila, liquider un dernier shot en te fixant.

    Je sentais l'air marin me rappeler que j'étais encore là en cette fin de journée, que je pouvais tracer une ligne sur le sable pour séparer les personnes, acte manichéen pour ne plus supporter le poids des doutes. Je n'aime pas ce nouveau pragmatisme, mais ai-je encore le choix?

    Le temps, bon, mauvais, vieux, jeune, passe et me file entre les doigts, j'ai peut être encore une chose ou deux à faire.

    J'aimerais placer deux verres sur la table maintenant mais je ne peux pas, je ne te regarderai pas, déteste moi, pars loin, tu seras bien. La vox populi l'a dit. Arrivederci.

    "Eyelids" PVRIS.

    Il paraît qu'il faut se battre pour les gens que l'on aime, ne jamais abandonner.

    Je ne le fais pas en partant.

    ...

    Ce blog vit ses dernières notes.

    Bonne nuit. :)