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Journal intime d'un traitre à l'amour - Page 3

  • Deal With The Devil

    « My Favourite Game » The cardigans.

    « Sale temps Monsieur X ! » Le regard de la pharmacienne se situait entre la vitrine de son magasin et l’ordonnance que tenait sa collègue, les médicaments s’empilaient sur le comptoir. Elle me fit un léger sourire, mélange d’empathie et de pitié.

    « Non espèce de conne, je me lance dans une collection de cachetons histoire de créer mon propre cartel, les fins de mois sont difficiles il faut bien que je me fasse un peu de cash sur la misère du monde ! ». Mes yeux se baissaient, je ne prononcerais pas ces mots. Je voulais juste prendre mon sachet en papier et partir. Je ne soigne pas une grippe, mais ce truc honteux et invisible dont il ne faut prononcer le nom, d’ailleurs je n’en ai aucun à lui donner. Peut-être le tueur de manque ? Le tremblator ? Oui, ça c’est efficace, tremblator, je vais t’appeler comme ça espèce de saloperie!

    Les chats se cachent pour mourir, c’est une sorte de dernier élan pudique qu’ils se donnent avant de basculer de l’autre côté et de nourrir la terre. J’ai toujours admiré cette façon de sortir de scène, nous, les humains, pensons tout savoir, on aime prolonger nos souffrances, trouver un peu de boue nauséabonde et se rouler dedans. On crie parfois avant même d’entrer dans cette zone mortelle. Pauvre de nous, incapable d’apprécier la vie avant de toucher la mort.

    Très peu pour moi, je vais prendre l’addition, la payer et aller m’amuser encore un peu dans le bar d’en face, oui je sais que le chiffre est chargé mais sur ce coup je vieux bien être généreux. Je n’aime pas la boue.

    « Chemical Prisoner » Falling In Reverse.

    Sans elle la vie redevient ce puits rempli d’ennui, chaque jour je bois un seau complet de ce liquide merdique, sans saveur.

    Je suis un putain d’ado attardé, je n’arrive pas à rester sage, il me faut toujours une occupation, je ne supporte pas le temps et je pense que lui non plus ne me supporte pas. Dans cette mise en pratique de la théorie de la relativité guerrière j’aime être cette pointe de noir au milieu du blanc. 

    J’ai joué, j’ai perdu. Accroché à ma promesse je reprenais ma fuite seul sans enjeu. (Coucher de soleil, ombre qui disparait etc…) Ah ah ah ah.

    Non c’est le moment précis où je dois dire la fameuse phrase « on fait forcément ce qu’on peut, mais pas ce que l’on veut ». La route n’avait plus de limite, plus de bord pour me contenir et j’ai accéléré sans voir le mur qui se dressait face à moi.

    Folie, déni, abandon, solitude. Pauvre petite chose qui tremble de froid puis crève de chaud.

    C’était le jour de la rentrée, je savais que je n’étais pas à ma place dans ce bleu de travail qui faisait trois fois ma taille. Les murs de l’atelier n’étaient pas bien isolés, marqués par l’humidité ils laissaient la pluie se faufiler entre les câbles électriques et les cadres entourant des schémas complexes. On nous parlait de sécurité, de mecs scalpés par les mandrins des tourneuses. Pas de cheveux longs prêts des machines. Les miens étaient courts, j’étais sauvé.

    Devant moi il y avait un amas de pièces métalliques à nettoyer puis le puzzle devait prendre la forme d’un étau de fraiseuse. Le banc de la bête s’élevait à 1 Mètres et des poussières, avec mes 54 Kg à la balance je devais porter mon assemblage à cette hauteur, mission impossible, risée de la classe assurée. J’y mettais toutes mes forces pour enfin réussir à envoyer valdinguer l’affaire, je pensais me retourner et voir mes collègues applaudir, ils avaient fini la manœuvre bien avant moi, j’étais quasiment seul dans le bâtiment qui puait l’huile pour graisser le métal chaud. Je n’avais pas entendu la sonnerie.

    Je remontais les escaliers vers la sortie en ayant flingué mes dernières énergies, mon « taxi » n’était pas encore arrivé.

    Le jeu de l’époque c’était la double béquille, un mec se foutait derrière toi pour tes dégommer les genoux. Je regardais la route, puis elle s’est cruellement rapprochée dans un cri de douleur. Ce n’était pas la faute à Voltaire mais à un mec qui avait la face recouverte de boutons d’acné, il était dans la même classe que moi mais surtout il était désolé, pas tant que moi. Je n’éprouvais aucune haine, je savais juste qu’il fallait que je sers les dents, que la vraie réussite était là, se montrer plus fort que la douleur. J’ai eu mal pendant une semaine.

    J’étais en cours avec une bonne tripotée de salopards, des mecs rejetés d’un peu partout, incapable de lire une ligne en entier sans s’arrêter sur chaque mot, incapable de calculer quoi que ce soit mais capable de comprendre l’essentiel. Ils faisaient des pièces magnifiques derrières les tourneuses, fraiseuses, savaient souder comme des artistes. Oui je parle bien d’art, mais surtout ils passaient par-delà les moqueries dont étaient victimes les boulons (surnom des personnes qui travaillaient sur les machines). Je les aimais bien ces « cons », assez pour me taper deux conseils de disciplines, j’étais moi aussi devenu un salopard, un sale boulon, un rejet.

    « Nerve Endings » Too close to touch.

    Je te voyais t’éloigner de la voiture, il y faisait encore chaud, l’odeur de ta cigarette venait flotter de façon arrogante vers moi, je ne savais pas à ce moment à quel point elle me hanterait.

    Le chaos est venu me recouvrir de ses ténèbres glaçants, j’ai commencé un acte inachevé et je ne peux le laisser ainsi, aller jusqu’au bout des choses, même les plus sombres pour revenir quand l’encre a fini de couler, qu’elle est devenue sèche et deuxième peau pour changer, avancer perpétuellement vers ce néant obsédant.

    Il n’y avait plus rien, plus de son, plus d’images, plus rien à croire. Je me suis retrouvé scotché au sol dans une pesanteur synthétique, le corps posé contre le pare choc de ma caisse je voyais un vieux sachet en plastique se faire la malle entre les feuilles mortes, emporté par le vent il finirait par disparaître. Les aspérités du goudron écorchaient mes mains. La réalité cette douleur qui vous pousse à vous relever. Je tituberai jusqu’à mon prochain naufrage, trouvant refuge dans les angles obscurs.

    C’est si simple de s’imaginer que personne ne nous aime, d’entendre l’ombre de la mort faire son chant de sirène alors que ce n’est qu’une chienne hargneuse. Elle m’aura laissé ses marques de rages folles.

    C’est si simple de voir le monde s’animer autour de soi comme si l’on existait de nouveau.

    « Asylum » Jessica 93.

    J’allais vers cet endroit maudit dont on taisait le nom.  Charon conduisait sa barque, me parlait comme si j’étais un habitué du voyage, il m’amenait vers la maison des damné(e)s. Je riais de cette situation sans retour, m’imaginant déjà les regards hautains plein de concupiscence qui se poseraient sur ce nouveau moi marqué du fer rouge de l’infamie.

    Les portes se sont refermées, prostré parmi les ruminants, emprisonnant mon danger je me suis écroulé.

    Ces cris, ces visages difforment, cette cage…

    Je ne quittais plus mon lit, mon espace de sauvetage, j’avais marqué le lieu tel un animal. Mon manque s’est transformé en allégorie, je ne voyais du monde extérieur que ce ballet automnal, des branches nues dansaient au sommet des arbres. Les fenêtres étaient floues, tout comme moi. Dans cette déraison je trouvais un peu de compagnie, d’autres damnés qui rêvaient de pouvoir respirer de nouveau, l’on se promettait de tenir et de sortir de ce piège. J’ai lutté comme jamais sachant que ma vie n’aurait plus jamais le même sens, que l’on me condamnerait pour des crimes inconnus.

    Je suis sorti de la mine le visage couvert de poussière, carbonisé, « charbonisé », mais que voulez-vous ? J’ai toujours eu le goût du combat.

    « Dissapear Here » Hybrid.

    Plus rien ne sera comme avant, ce rien dont je connais trop le goût et que je recrache par dégoût. La vie est une ligne simple qui divise les tombes et les trônes.

    Des mots aux maux, l’obsolescence programmée de l’être : l’homme est son propre virus. Je savais que l’on attendait de moi que je continue à cultiver l’échec mais les pluies acides ont rongé les graines, il n’y a rien de magnifique à se vautrer dans les suffisantes pensées d’un avenir qui n’existe pas.

    Je suis de nouveau debout, face à vous, mais je ne vous vois plus, vous n’existez plus. Vous n’avez plus cette importance chronophage, et si d’avenir vous choisissez de combattre alors sachez qu’un fantôme se cache en chaque ombre. Vous êtes condamné(e)s.

    « Deal with the devil » King Dude.

    PS : Vous aimez me lire en version courte ? Alors peut-être que vous aimerez me lire en version longue (mais pas trop). J’ai une nouvelle qui vient d’être éditée au sein d’une anthologie (avec plein d’autres histoires cools écrites par de supers auteur(e)s !). Le nom du livre : « Sombres Félins » édité par les Éditions Luciférines. Si vous voulez plus d’informations vous pouvez me retrouver sur Facebook ! 

  • Eyes

    Tout acte de mendicité se doit d’être copieusement châtié. Tuons le mauvais comédien qui récite ses répliques, dont le rôle infécond d’amoureux désespéré, désespérant, ne lui apportera jamais succès sur les planches usées de la vie. Tombe le masque ! Burn the past !

    Est-ce que maintenant j’ai encore une gueule de mendiant ? Va te faire enc…

    Passé et passer son chemin.

    La cassette était abimée, il n’y avait plus que la bande pour exercer un quelconque magnétisme, du cul cru en images cadencées, finalement je n’avais pas envie de regarder l’écran. Cette nuit-là j’enterrais mon envie. Le titre du film était de circonstance, happy birthday. C’était ma surprise, ça et un magnum de bière, puis des touches de vodka orange sur une toile misérable, je ne sais plus pour le reste, les restes. C’était grand soir de peinture, toujours avoir un bon pote pour nous aider à tenir le pinceau quand vient ce parfum de débâcle. Elle n’était plus là, ne le serait plus jamais. Je tiens à toi ça veut dire quoi ? On se tient à une branche pour ne pas tomber, pour ne pas crever, mais ces paroles ? Elles n’avaient plus aucun sens. Elle n’avait plus aucun sens.

    Je voulais rouler vite, continuer à accélérer puis abaisser les vitres, sentir l’air me déformer le visage et ne pas laisser le temps m’imposer ses rides débiles.

    Elle voulait me foutre dans ce milieu permanent entre l’entrée et la sortie, entre le noir et le blanc, m’apaiser avec son feu.

    Adieu foireux.

    Always (Killswitch Engage)

    Mes phares peinaient à éclairer la route sinueuse que j’avais emprunté à de trop nombreuses fois, cela faisait des mois qu’il n’y avait plus que l’excitation et la chair qui me faisaient rouler vers ce nowhere. Je ne l’aimais plus et je ne savais si je n’avais jamais ressenti quoi que ce soit d’autre que l’envie de combler un manque, de chercher une remplaçante à une ombre dévoreuse d’années. Je voulais être désolé, m’inventer de douces croyances, mais son image était fausse, son visage flou, j’avais passé des mois à lui mentir et sur le chemin du retour je savais que tout était fini, je ne reprendrais plus de ticket pour voyager vers sa désolation.

    Mes larmes coulaient pour celui que je venais de perdre, pas pour elle, c’est étrange comme des yeux endeuillés permettent de rendre certaines visions nocturnes beaucoup plus claires. Il m’avait accepté, cru en moi quand je creusais pour trouver du pétrole, parfois père, parfois grand père, devenu fumée un matin d’été.

    Il n’y avait de réconfort nulle part, ni dans sa main, ni contre elle.

    Elle ne m’avait jamais vraiment aimé, elle ne faisait que reproduire la toile qu’elle avait sous les yeux depuis toujours, moi ou un autre quelle importance tant qu’on finirait par s’échouer entre ses reins en suant nos mots de mensonges. J’aimerais lui dire qu’elle m’a permis de comprendre ce qu’était le fait de ne pas aimer et finalement lui dire merci de m’avoir aidé à enterrer toutes mes fausses années. Quelques fois je l’imagine heureuse, c’est un sentiment de lâcheté absolue mais un jour elle comprendra que je n’étais qu’une ombre. Une ombre bâtarde.

     

    Be quiet and drive (Deftones)

    C’est peut-être le jeu quand deux âmes cassées se retrouvent.
    Petite carne et vieux paumé.

    Je suis comme le laid sur le feu, quand les flammes me caressent de trop près je me mets à renvoyer le trop plein.

    On en fait des conneries sans classe, sans glamour, de peur que ça casse, en un bruit lourd. Trop d’impudeur, trop de non-sens. Trop de peur d’absences. Trop de théâtralité, trop de trop. Stop.

    Peut-être que j’aime cramer sous ton astre et que je ne veux plus que ta pluie. Une pluie de tequila.

    « Yet i’m nothing more than a line in your book » Juneau/acoustic (Funeral For a Friend)

    J’ai fait ce que j’ai pu.

    Je marche sur une jambe et je t’ai demandé de danser avec moi, quel con, un plat servi sur assiette aussi facilement, on n’a pas idée.

    J’ai traversé des lignes sans jamais m’y poser, on est parfois qu’une parenthèse entourée de jolis noms, un fantôme orthographique errant entre les mots.

    Option : On s’invente une certaine consistance, une épaisseur de traits, c’est peut être ça l’espoir, mais c’est aussi acide qu’un shot de Jäger à 5h du mat.

    Non cette note n’a pas été facile à écrire.

    Ce blog a 10 ans, on va commencer par un constat qui n’est ni triste ni amer. Cet anniversaire n’a rien de lugubre, j’ai posé mes premières lignes pour créer un dialogue qui a souvent changé d’interlocuteur (absent, invisible, réel et irréel, sans supercheries), j’ai détesté me relire et voir mes erreurs (le carpe diem c’est pour les lâches), on dit bien qu’il ne faut pas avoir de regrets mais c’est un mensonge, regretter c’est s’offrir au changement. Il a fallu que je retourne aux « Kitcheries » égocentriques de mes premières notes pour traquer l’ombre d’une évolution tout au long des nombreuses autres pages et voir la fatalité de certains cycles et les répétitions nauséabondes. Je ne sais pas si je dois présenter mes excuses pour tout cela. C’est fait, je n’ai rien effacé ni caché.

    J’ai tenu cet endroit comme je pouvais, si souvent du bout de mes doigts, le détestant quand dans la nuit il ne me restait plus que sa présence, me mettant parfois à espérer qu’il me réponde. Mais je crois que c’est souvent dans le silence que l’on apprend. Et qu’est-ce que j’ai appris ?

    Que la ligne croise d’autres lignes, que tout n’est pas forcément droit mais qu’il faut toujours croire (ça dépend en qui ou en quoi !) et donner le meilleur de soi. Puis on tombe sur la ligne.

    Pas de monologue, pas de témoignage, juste une putain d’envie (enragée) d’écrire.

    Interlude.

    Je forçais un peu sur la pellicule pour qu’elle rentre dans le fusil, mes habitudes de chasseur étaient loin, perdues dans un horizon technicolor, Les derniers temps je ne voyais plus que par un noir et blanc sans classe, bon dieu que j’avais pu dégueuler sur les personnes utilisant cette technique. Je m’étais finalement rangé dans la catégorie des penseurs monochromes. Pas de risques de foirer quoi que ce soit, de louper le point sur des natures mortes.

    La vie se pose sur des rails d’infortune, on marche sur les planches, entre les clous mais tu sais bien que le seul truc que j’aime c’est quand ça déraille.

    J’ai fait ce que j’ai pu.

    La seule chose qui m’importait c’est que tu sois en vie, que tu ailles bien, que je puisse t’entendre rire dans la nuit, me retourner et voir ta face de carne. Je n’étais pas là pour moi, tu le sais, et finalement tout s’emballe, devient fatal. Mais quitte à crever pour ma gueule autant que ce soit de toi, égoïstement.

    Ma peau supporte assez mal ton absence.

    Evidence.

    Eyes (King 810)

    Tes petits pieds étaient posés à quelques centimètres de ma tête, allongé sur le canapé, je les observais, les  aimais, d’ailleurs il n’y avait pas un seul centimètre que je n’aimais pas chez toi. Tu le savais trop bien.

    Et si j'arrivais enfin à placer le saphir entre les creux et abysses de mon vinyle?

    Je veux rouler et ne plus prendre les raccourcis, j'ai envie de me dire que j'ai le temps de voir le soleil se lever et me cramer les rétines. Le truc évident c'est que j’ai tenté de me barrer le plus loin possible à plusieurs reprises, tu sais qu’on a toujours de l’imagination quand on s’échappe la boule au ventre. Mais là je ne ne veux plus partir. Non. Dans ma tristesse et ma décadence il y a une part de beauté, c’est toi, mes doigts continueront de chercher ta deuxième pièce du puzzle. Je ne suis pas désolé.

    Je fais ce que je peux.

    … écris ta prochaine ligne.

  • Romance & Cigarettes

    Il y avait ce long corridor qui liait ses chambres, toutes les mêmes, seuls les chiffres plaqués contre un bois rouge verni comme tes ongles les différenciaient. J'aimais m'assoir sur la vieille moquette usée qui puait le tabac, mon jeans troué laissait sortir assez de peau pour que je puisse retrouver mes jambes parmi les motifs géométriques du sol. J'ai jamais léché un putain de cendrier de ma vie mais pourtant j'adorais l'odeur qui m'entourait, elle me rappelait celle de ta peau de nuit quand je tombais contre ton épaule. Le genre de souvenir de réconfort qu'on a envie de noyer sous un litre de brûle le foie. La gravité appelait ma tête vers d'anciennes familiarités, je voulais m'étouffer dans ce parfum, me corrompre définitivement et attendre que tu reviennes souiller ma bouche acide.
    Je m'inversais, pieds aux murs et dos à terre. Est-ce que les vibrations des belles relations qui font vivre cet hôtel viendraient faire frissonner mes jambes? J'esquissais un sourire. Le regard scellé j'attendais l'illusion des tremblements de baise. Une voix s'élevait suivie d'une autre, les verres se cognaient entre eux, puis les corps, le bruit haché d'un téléviseur, des mots vulgaires en allemand, des gémissements sur les chairs. Toutes ces musiques d'existence se prenaient dans mes toiles d'araignée mais aucune ne m'affamait, ne me donnait des images de vice. Mes yeux fermés me ramenaient toujours vers ma chambre vide.
    Je terminais en boule, prostré dans mon envie de toi. Il n'y avait plus rien ici, ni sur ces lits souillés ni dans ces cons désabusés qui valait ma peine. Je levais le majeur au ciel en les conjurant d'aller se faire enculer. Ils le feront certainement, ces cons. Mais moi, oui moi, je doublerai ma mise de certitude même si je dois encore être ce rien qui hante, pas de serment d'hypocrite, je crache par terre pour dégager la poussière?
    Il va falloir que tu ailles rallumer le couloir, j'aime pas faire ça dans le noir.
     
    Romance & Cigarettes, The Toxic Avenger.
    https://youtu.be/XS2tm9ErhzQ