10.09.2009

Life is beautiful.

La sémantique des silences.

Acte X.

Est-il préférable de croire dans les mots que porte le vent? L'automne frappe contre tes volets,tu ne trouveras bientôt plus que des feuilles mortes qui viendront couvrir tes pieds nus.

Je n'offre que le silence. Le temps m'incite à garder mes lévres fermées. Biensûre,si quelqu'un prononce les mots que tu attends, tu m'offriras une guerre que je te laisserai gagner.Je laisse les autres parler,métamorphoser ma survie. Je ne danserai plus. Si tu places tes croyances dans les fantasmes de ces personnes...

1 erreur,10 erreurs,100 erreurs.J'avoue je suis coupable. Bercé par le silence,je n'ai pas vu le mal dans les actes,les symboles que j'ai placé sur ma route,je n'ai pas compris à quel point je pouvais te heurter. Quand la cage s'est refermée sur moi, j'étais blessé,enchainé,le premier silence fut une sentence,je n'ai pas réfléchi,je suis sorti de ma boîte tel un clown lugubre sur ressort. J'ai essayé de paraitre,et dans ma fuite de régler certains vieux comptes,j'ai joué une partition endiablée. Dans toute cette folie,je gardais une part de raison. Ton visage.

Je me suis tiré une balle dans le pied,à me justifier. On ne peut sortir du premier silence, emballer le mystére et l'invisible tel un vulgaire cadeau. Tu méritais mieux que cela.

J'ai plongé mes mains dans le magma,jouer à un jeu dangereux. Les autres ont violé mon silence,construit un cercueil en sapin,te laissant le droit d'en écrire l'épitaphe. Quel déshonneur.

Je ne suis pas mort.

Tu as raison, on ne doit jamais laisser échapper des mots pour qu'ils viennent flotter dans les vapeurs de la fée verte. Le silence condamne à la solitude,mais je n'ai pas trouvé la couleur neutre pour peindre mon visage. Et parfois j'ai échangé des phrases avec la nuit ma complice.

Je n'ai jamais prononcé de mots pour qu'ils viennent briser ton reflet.

Je ne suis pas un saint,je ne suis pas mieux que les autres. Ma seule différence est que je ne les regarde pas,je ne compte pas sur eux.

Il n'y a personne devant, ni derriére ni même à côté. Je suis seul. Je ne brade pas la confiance. Je ne brûlerai pas demain ce que j'ai aimé hier.

Acte XX.

Ancien tueur en série reconverti en avaleur de sabres cherche occupation stable.

Le deuxiéme silence est un pas vers l'oubli. Ce soir un bal est donné dans une chapelle digne d'un conte de fée,je mettrai mon costume invisible,j'irai au milieu de la foule,dans la mascarade qui s'y tiendra je trouverai finalement un peu de réconfort, ne pas être vu c'est ne pas être comme les autres. J'affirme mes différences,mon errance dans la confiance. Je sens les formes, leur chaire traverser mon corps invisible,j'en deviendrais boulimique,mais je ne ressens aucune saveur,je ne dois pas me déformer... sous les costumes,tant de couleurs. Je dois me poser,me retrouver,je ne veux pas laisser partir ton fantôme.

Le deuxiéme silence est un test. J'ai brûlé mon costume d'invisible, pour enfin dormir,et paisiblement les fantômes sont venus me hanter. Une vie oubliée, un futur fantasmé. Parfois je me dois d'être moi. Je ne peux oublier.

Je m'incline devant tant de beauté,je m'incline définitivement... pour que tu comprennes que jamais je n'ai joué. Pour gagner j'aurais du me moquer de la sincérité.

Tu peux croire et écouter le vent qui t'améne tant de mots. Je ne suis que silence,que la nuit vienne combler le manque qui se situe au dela de l'amour et de l'amitié. Le manque des êtres perdu(e)s.

Acte XXX.

La vie est belle.

Mais putain qu'elle est courte...

Le troisiéme silence est un silence qui me parlera et me dira, que ce qui ne doit pas se faire ne se fera pas,qu'il est mon meilleur compagnon dans cette position, que la vie ne peut pas toujours être faite de paroles,qu'elle se doit d'exister dans les actes.

J'avais senti ce dernier silence venir,et commencé à construire ma vie dans certains actes qui parfois conduisent à une douce solitude. Je ne vous parle pas d'une solitude de monastére. Je suis seul, je ne veux plus rien, bercé dans le silence,entouré par des dizaines de regards d'or,je dessine les plans de mon futur,celui qui me permettra d'exister,de dire que je ne suis pas une anecdote. Je ne dois plus faire attention aux autres, qu'ils viennent ici pour comprendre qu'il faut profiter de la vie avant qu'il ne soit trop tard. Celui qui construit avec le silence,qui évite l'oubli, ne peut connaitre l'échec. Les vautours qui plannent autour peuvent crever de faim.

Je me devais de te dire tout cela et aussi que je ne te déteste pas,que je ne t'oublie pas,je t'en prie ne me fais pas porter des mots qui ne me vont pas,je m'habille de silence. L'autre jour quand je me suis rapproché de toi j'ai vu qu'il y avait quelquechose qui n'allait pas, j'ai preferé me taire. Le reflet du miroir ne ment jamais. Peut être...

Katatonia-My twin. 

http://www.youtube.com/watch?v=an-nknHiaiU

PS: Ce blog a 5 ans,on fêtera ça une prochaine fois.

29.08.2009

don't mean anything.

Une autre mer de sable.

Je me léve lorsque le soleil est à son nirvana,c'est comme ça que j'aime débuter ma journée. Mes draps sont encore trempés par ma sueur,les odeurs de fumée,de chaire,d'alcool,s'entremêlent. Je tourne un peu. Aujourd'hui j'arrête de boire. J'arrête de boire du sirop au réglisse,c'est vraiment trop dégueulasse.

J'ai décidé de bien m'habiller,chaque jour est un enterrement et mérite sa chemise noire.Je galére pour rentrer dans mon jean's,je galére pour mettre mes bottes,j'adore faire claquer les talons sur les carrelages des grandes surfaces,je devrais peut être arrêter d'essayer de me faire remarquer. Mais ça me fait rire...

Aujourd'hui je vais enterrer quoi... la confiance? Bah...ça serait une redif du genre la petite maison dans la prairie,non...?

Trust no one.

"Je vous plongerai dans un silence aussi profond que le bleu de ce ciel d'été."

Hier on a vu un fantôme marcher dans la rue,serpenter entre les ombres à quelques métres d'ici. J'ai fait hurler ma 6 cordes,le son se cognait entre les murs de la cité désanchantée,je voulais lui dire que j'étais encore en vie, sans envie, je dois l'admettre,instant pathétique. Croire en son existence... me dire que je l'avais connu, les autres l'ont bien vu, pourquoi pas moi? Je ne crois plus assez?

Sentence de silence. Défiance.

Un démon perdu au milieu de la mer de sable,sa bouteille de tequila vide à en pleurer,sa tête se met à tourbillonner. Il ne sait plus ça fait combien de temps qu'il n'a pas vu l'eau de la mer,alors il l'imagine,ses yeux sont perdus entre les dunes.  Combien de temps peut on lui accorder avant de perdre la raison?

Il n'y a aucune signification à cette énigme.

Il faut boire pour ne plus croire, ne plus voir.

Walk.

La vie commence quand la lumiére du jour ou de la nuit (c'est au choix) vient t'exploser le peu de neurones qu'il te reste. Il faut tout prendre avec la sourire. Moi je n'ai en général qu'une seule envie, chercher mon masque pour couvrir mon visage,non je ne veux plus être vu.

Le charisme ne se situe jamais dans la gentillesse. Les gens braves font de parfaits idiots du village.

Autant être inexistant, prendre chaque moment comme il se présente, voler des instants de plaisir,s'ennivrer jusqu'à en crever. Je laisse le bien et le mal aux débutants,il y a quelquechose au delà: Le chaos. Je le sais depuis peu...

Le risque est de se faire détester...

Prendre la fuite c'est peut être éviter de faire souffrir ceux à qui l'on tient. Se taire c'est aussi cela. Sometimes...

J'ai quasiment toujours dit ce que j'avais à dire, je vous conseille de faire de même.

Quelle est l'éspérance de vie d'une torche humaine?

Peu importe...

Peu m'emporte.

Plus rien n'a d'importance. Il n'y a que du sable,des fantômes,une bouteille vide, je vais marcher vers l'horizon. Peut être que j'y trouverai la raison.Ce dernier moi(s) je me suis accordé des instants de vie que j'ai volé à droite et à gauche, cela ne signifie rien,il n'y a aucun lendemain,je n'irai peut être pas bien loin. Mais je m'en fout... tellement. Plus personne ne pourra m'arrêter, la haine ne pourra m'emprisonner, le mépris ne pourra m'empoisonner. Je suis.

http://www.youtube.com/watch?v=EzFfS4rQPIA

Hardcore superstar- Innocent boy.

Mes rêves sont composés d'une visage ou deux que je ne pourrai oublier, je ne le veux pas. Mais je me dois d'être et de paraitre. Alors laissez moi jouer.

Les choses changent, la roue tourne, il ne faut jamais s'enfermer dans un rôle, être insaisissable...telle est la régle.

Je ne suis pas mort.

08.08.2009

The freak show

/the "dope" show.

16H tapante,un soleil de plomb sur mes épaules. Je Baisse mes lunettes,les verres sont généreux. Je m'installe derriére le volant, je ne sais pas où je vais,je ne sais pas quel jour nous sommes, Jeudi...vendredi...vendrejeu. Je roule...

Aujourd'hui je suis fatigué,claqué...usé. Mais le goût de la fuite est toujours grisant. Je sais que je n'irai pas bien loin,tôt ou tard je me ferai remarquer et ça sera retour à la case départ sans passer par la banque.Route. Ne regarde pas autour. Tu es normal,tout va bien, on ne t'a pas vu.

Mes bras me font terriblement mal, mes jambes aussi. Je dois rouler. C'est mon road movie.

Sorti de ma cage j'ai enlevé mon masque de tissu, en général je ne l'enléve qu'à de rares exceptions,lorsque il faut faire un peu d'argent le directeur du cirque me demande de me montrer sous mon vrai jour. Au début je souffrais... Mais j'ai appris à encaisser. Monstrueux,j'ai entendu ce mot quelques fois,ça m'arrange, j'aime pas la pitié,je préfére qu'on me déteste. Les animaux sont parfois mieux traités que les hommes.

Avec les quelques piéces qu'on me lâche j'achéte aux autres un échappatoire au meilleur prix,mais aujourd'hui je voulais être clair,juste pour voir quel effet ça fait. Je voulais partir,oublier ce que je suis. Biensûre j'ai joué la comédie,je sais si bien le faire, "approche betty j'ai un truc à te demander..." une cruche vide contre la tête d'une cruche,ça sonne toujours creux. Une clé,une petite liberté,ça fait du bien de prendre l'air,il fait chaud...si chaud. J'avais oublié à quel point le soleil pouvait nous crâmer,je me sens comme une glace italienne parfum vanille fraise, qu'un gosse aurait fait tomber par terre. Je fonds putain...

La voiture du boss est sur le côté, le moteur allumé,il parle avec l'homme ours. Qu'ils aillent au diable,qu'ils viennent à moi...je suis déjà loin. Je mets la musique,le volume doit être infernal, à m'en faire saigner les tympans.

Il ne faut pas penser, ne jamais penser, les faibles pensent, les abrutis dirigent ce monde.

J'ai oublié d'où je viens après tant d'années,j'allais de ville en ville sans jamais voir aucun habitant,aucune maison,il n'y a jamais eu qu'un décor pour moi,celui de ma cage,qu'une seule saveur,celle de ma couverture en laine,le son d'un piano martéle mon cerveau,voilà ce que je sais d'hier. Je ne ménerai pas l'enquête,le passé meurt aux lueurs d'aujourd'hui, demain n'existe pas... j'ai du lire ça quelquepart.

Pourquoi la fuite, un "monstrueux" de trop? Peut être.

Je n'ai jamais réussi à me faire comprendre,à défaut d'être entendu j'arrivais juste à faire peur. J'hurlais sur les spectateurs qui avaient un peu de compassion pour ce que je suis. Non il ne faut pas s'attacher à moi,j'ai assez de chaînes comme ça. D'ailleurs où sont elles?

Je roule... depuis...une dizaine de minutes. Je me suis perdu dans mes pensées..il fallait pas...

Je vois une petite fille qui sort d'une boutique,elle me pointe du doigt,me fait un sourire,je ne comprends pas... comme si elle m'indiquait...

Le réservoir est dans le rouge.

Je crois que je vais rentrer,demain il y a une autre fête, parfois j'aime bien les odeurs de barbe à papa et de pomme d'amour qui arrivent jusqu'à ma cage, et parfois la femme serpent vient jouer aux cartes avec moi. Je suis un mauvais perdant. 

De toute façon je ne trouverai rien aujourd'hui,ni cette nuit. Peut être une autre fois...

Je suis fatigué,lasse des "un monstre que personne ne pourra "apprécier",aujourd'hui ou demain", je n'ai jamais rien demandé à personne,j'ai même arrêté de parler,de chanter,de bouger,de danser,c'est sûre c'est vendeur de me lancer ce genre de phrases,à cent contre un. J'accorde toujours un peu d'innocence aux autres...je devrais pas être aussi gentil. Je dois pas oublier ce que je suis,et après ça fait toujours mal,quand on vient me chercher alors que je dors.

J'ai  fait un sourire ou deux dans ma carriére,à de jolies filles, être un monstre ce n'est pas forcément être bête. Two shots to the head.

Je rentre dans ma maison qui bouge, sans fenêtres, sans espoirs. Je n'ai plus envie de sourire.

Je vais être ce qu'on attend de moi finalement,"un monstre"...

Il est l'heure de la monstrueuse parade.

Emily Jane white - Two shots to the head:

http://www.youtube.com/watch?v=fX0Y74_xIMA