30.01.2009
The sound of truth
Il y avait ce vieux transistor au coin d'une table, ses boutons en plastiques blanc avaient été rongés par le temps. On se préoccupait peu de changer de station, celle qui crachait des notes nous convenait tellement...
J'avais posé ma tête sur l'un de mes bras allongé sur la table de bois, l'autre bras était tendu vers toi. Mais tu ne le voyais déjà plus.
Mon débardeur était trempé de sueur et de peur, le soleil brulait ma peau, mais j'avais froid, si froid. Mes yeux ont essayé d'attraper ton regard, mais tu n'étais déjà plus là. Tes lévres posées sur la paille qui tombait dans un bain de cerise n'offriraient plus qu'une seule délivrance,amer,cruelle,fatale. La race des hommes s'éteind à l'instant où ma larme tombe de mon avant bras. Je ne suis plus un homme,je ne suis plus qu'un lâche qui essaye de retenir sa dose d'héroïne.
Hier soir, j'ai bu, je ne me souviens plus, j'ai vomi dans les escaliers et je me suis écroulé. Blackout sur ma vie et ma planéte. Flashback sur ton paradis, mot du passé, usurpé. Parfois on a vraiment pas envie de se réveiller.
Pourtant tu es encore là,à me faire endurer la théorie de la relativité, une minute de bonheur ne dure qu'un instant, une minute de malheur dure une vie. La seule vérité sort du transistor, elle dure une eternité,et j'ai mal à en hurler de folie. Tu ne diras plus rien, sur nos étreintes ratées, sur le diner que j'ai loupé... La saveur de ta peau me laisse anéanti, si seulement les échardes de la table en bois pouvaient crever ta bulle de mensonges. Je ne me rattacherai qu'à la musique au moment où tu ne seras plus qu'une forme, une fente de l'horizon, tu as basculé du côté d'où on ne revient pas, je n'attendrai rien, juste que la chanson se termine, ma chanson, don't fear the reaper,elle ne sera plus que mon seul plaisir.
Cet été, cette chaleur, cette route que j'ai pris pour oublier ne m'ont mené à aucun endroit précis, je sais juste que je suis loin du transistor,j'entends encore don't fear the reaper, tant que ça sera le cas et que je serai seul, tout ira bien dans ce monde de folie. C'est le son d'une vérité que je n'ai pas choisi, mais qui ce soir me permettra de m'endormir et de rêver des herbes hautes du mois d'aout. Je n'ai pas encore rencontré l'ange des champs de blé, le seul à porter ma délivrance,je ne connais même pas son nom,j'espere qu'il existe...comment pourrait-il en être autrement,quel sens pourrait avoir nos vies si nous ne devions qu'errer?
PS: je dédicace cette note aux julies,aux blue oyster cult,au soleil du mois d'aout et à vous tous et toutes! (record de fréquentation battu sur ce blog pour le mois de janvier!)
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26.01.2009
No more you...
Quel peut être le plaisir de toujours composer sa vie de maniére impaire?
Quel peut être le plaisir de toujours s'accrocher à sa foi comme une bouée de sauvetage?
Il y a des périodes où l'on cherche ses plaisirs...
J'ai fait quelques pas dans le sable mouillé d'hiver, l'herbe était jaunie par le froid passé, l'eau n'était plus, la glace vivait en son coeur. Le soleil se couchait sur la derniére cabine de téléphone en état, ses vitres étaient teintées d'algues. Il n'y avait personne au bout de la ligne, juste un son rassurant... J'ai esquissé un sourire pour la photo. Des ombres au loin se détachaient de l'horizon, un homme, une femme et certainement un labrador, pourquoi avoir un chien si ce n'est pas un labrador. Nous les avons figé sur la pélicule, il y a ces jours où l'on cherche à se rassurer... et toutes ces formes obscures apportaient une certaine chaleur. Tout était si loin, si hors d'atteinte...
There's no more you...
Je ne sais plus exactement où je suis, ni quand ça a commencé. Quand je sens mes veines me brûler, je nois mes pensées.
J'ai posé mon regard au sommet des grandes herbes mortes. J'entendais encore ces rires d'été qui allaient s'éclater contre les rochers. La vie est pleine de fantômes. Si il y avait eu une odeur en ce moi de janvier, j'aurais voulu que ce soit celle de ton parfum... je le rêve depuis tant de nuits...
no more you...
La folie veut ma peau d'acteur, elle veut la déchirer jusqu'au sang, jusqu'au cri. Je n'avouerai rien. Je marche seul sur le sable d'hiver et je crois encore...
Il faut marcher pour ne pas oublier d'exister.
J'ai vu gravé sur un rocher échoué.
No more you, no more pain but a sweet sacrifice. I don't want to fall again, but there's no more life when there's no more you.
Je ne sais pas qui tu es, je m'écroulerai dans le sable pour t'attendre, le soleil finira par réveiller l'eau, puisse t'elle te porter jusque moi.
Don henley, boys of summer (acoustic)
http://video.google.com/videoplay?docid=-2078686304009994...
PS: Ce n'est qu'un texte.
02:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2009
More and more
Fait chier!
Il y a bien eu un flash dans le brouillard, mais c'était pas celui que j'attendais...
5H du mat, je ne dors pas, impossible de trouver le sommeil, on remet ses cartes dans les mains du destin, il distribue le jeu, méfiez vous des dépenses, courrier négatif, homme de loi... rien de bien, non rien de bien.
J'ai juste besoin d'apaisement, de choses simples, de mettre fin aux agressions. Je n'y suis pour rien, moi qui passe mon temps le nez collé au compteur de peur de blesser les autres... J'étais prévenu, je ne peux m'en prendre qu'à moi, les cartes me l'avaient dit, en général c'est toujours la merde qui arrive. J'aimerais m'en foutre complétement mais je n'y arrive pas, parceque more and more parfois ça fait trop. Ce n'est pas que j'ai voulu aller trop vite, je fais juste ce que je sais faire depuis plusieurs mois, je sers les dents et je fonce. Mais non, non ce monde n'est pas fait pour ça...
J'étais juste 10km au delà des permissions, des suspicions, ce n'est rien mais c'est toute l'hypocrisie de ce jeu qui me saute à la face, j'avais déjà quitté l'asphalte, il n'y avait rien à l'horizon juste les yeux cachés des maudits pour me voler un peu de moi en ce dimanche. Alors je veux leurs laisser cette part de merde,j'y poserai une cerise dessus dans quelques jours,ils me saigneront peut être mais en aucun cas ils ne m'achéveront. FUCK OFF. Ils ont peut être enclenché un truc dont ils n'ont pas conscience, et si un jour c'était nous, oui nous tous qui faisions le more and more, le 1+1+1+1..., et si définitivement on en avait marre et qu'on les enterrait tous. Tous ceux qui sont mieux, qui savent mieux, qui imposent leurs régles et qui étrangement font le mal en mentant le contraire. Alors non, toi qui me lis, ne te laisses pas anéantir parceque tu es différent ou différente, ta tristesse, ta joie, tes excés... sont autant de choses qu'aucun en ce monde n'a le droit de bruler, un jour nous nous retrouverons tous et toutes, nous casserons les aiguilles des horloges,nous couperons l'electricité des pensées conformistes, et peut être que nous comprendrons qu'il est encore temps.
Live fast die young and Alone. Nul n'est à l'abri de la bêtise, je ne me ferai pas l'apotre de la destruction et de l'anarchie,en aucun cas l'on ne peut souhaiter le mal,reconnaitre ses torts c'est le premier pas,j'ai les miens, mais sur les autres marches il y a tant de choses que ne peuvent atteindre ceux qui restent sur leurs régles. Faisons sauter les cloisons de nos vies.
Aujourd'hui je me suis fait flasher, pour excés de vie de stress (merci ganjacrew), mon premier point donné aux charognards, réaction de bête blessée blazée, j'étais juste moi même et puisque l'on me condamnera pour cela, puisque nul est au dessus des lois, je me condamnerai le temps d'un instant et offrirai un silence d'une pale éloquence, puissent il entendre la révolte grondée, le 1+1+1+1+.... vient juste de commencer.
Et le géant d'argile de vasciller commenca à fissurer,laissant une lumiére rouge comme la colére lui bruler ses entrailles rigides comme le mensonge et la trahison. we are the red light, no more lies.
02:37 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.01.2009
send me a little smile
Il fait trés froid... les corps se gélent, je me sens comme un iceberg coincé au coeur d'un océan de glace, la lune est ma seule alliée en cette nuit de janvier.
C'est un sentiment grisant d'écrire à des heures tardives, de se dire qu'à une heure où les gens normaux dorment, il y a des ahuris comme moi pour métaphoriser l'invisible. Que faites vous à 2H du matin? Je pense que vous êtes des "gens biens" et que morphée veille sur vous. Pas moi. Je refais le monde encore et toujours et...
J'attends un petit sourire, pas une crampe du visage, mais quelquechose qui me serait adressé.
Vous n'avez jamais connu la peur que vos envies même les plus simples ne se réalisent jamais? Que le simple fait de les évoquer les tuerait dans la coquille? Chaque jour je me réveille avec mes pensées, où je vois des sourires,des surprises, de la chaleur, de la vie... un bonheur simple. On rêve, pense,imagine un bonheur mais est ce que ce n'est pas le tuer avant sa naissance? J'ai bloqué le sablier, je n'idéalise pas les rencontres, les moments de vie, j'essaye juste de les désenclaver d'un enfer putride, j'ai peut être "slidé" dans la mauvaise dimension. Il est évident qu'à 2H du mat on ne se pose pas les bonnes questions, errance nocturne.
Quel est l'idéal,être aimé pour vivre ou vivre pour être aimé? Moi je veux juste exister. Dans tous les cas on a toujours besoin des autres, la forêt des yeux renvois des reflets différents du miroir, parfois ce sont des fléches assassines, il faut faire avec. La tour d'ivoire se fera toujours renverser par la reine, à moins qu'elle tombe amoureuse du fou du roi et tombe sur l'epée du chevalier en trébuchant sur le chapeau du bouffon. Tout ça pour ça. Rien n'est jamais trés clair.
On passe son temps à faire semblant, à jouer, on se prend pour des pirahnas alors que nous ne sommes que des poissons rouges en dehors du bocal, attention dans ce cas de figure la faucheuse est symbolisée par grominet et ce dernier aime nous rappeller notre statut. Un jour ou l'autre il est trop tard. Trop tard... Alors laissez moi m'émerveiller devant le rêve d'un lever de soleil sur le lac gelé de ma vie. Je suis prisonnier de mes pensées, de mon gilet pare-balles. Peut être il sera encore temps d'enlever quelques couches aux premiers rayons de soleil....
C'est déjà demain. Vite.
End of Green- My crying veins.
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05.01.2009
Older or colder?
Elle est arrivée avec un jour de retard,sortie des narines des dieux anciens.
Elle est arrivée avec un jour de retard pour me rappeller que je ne suis rien, une tache sur sa pureté. Un jour, un an, quatre ans, cent ans... quelle importance puisque tout lui appartient.
Le blanc est une teinte à laquelle on finit par s'attacher en vieillissant,il ne symbolise rien, toute l'artificialité de la vie et aussi toute sa beauté. Je n'ai jamais connu qu'elle, du premier jour jusqu'à ce retard. On comble parfois les attentes de faux espoirs. Mes vides sont faits de glace, hier j'ai preferé rouler pour oublier... tout oublier jusqu'à minuit.
Elle a gelé le sol pour m'emporter vers mes enfer, l'air devient brulant de froid...j'aime cela...
Elle est arrivée avec un jour de retard, comme une inconnue qui frappe à la porte pour vous cracher son silence et vous laisser avec ses démons. Je ne veux plus de tout ce noir, ce soir, j'irai dormir dans tes draps blancs,les souvenirs, mes larmes de glace ne touchent jamais le sol, le temps les emporte pour nourrir les âmes perdues dans ce coma... blanc. Je n'ai jamais pleuré, caressé tes rêves, je n'ai fait que glisser... Je n'ai jamais eu les mots, je n'ai jamais été aussi seul, cette nuit je laisserai ma main dans tes cheveux et te chuchoterai un adieu fait de mensonges,car demain tu ne seras déjà plus là,mais je sais qu'un jour tu reviendras...
La neige meurt et renait chaque janvier.
Walking the white line fantasy...
J'ai choisi pour cette page une chanson de pain, Clouds of ecstasy(version remix),un titre qui m'a envouté en 2008.
http://fr.youtube.com/watch?v=3VL9SZO-asA
23:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

