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Jour 15

À ces mots d'hier qui ne trouveront jamais la voie du papier.

À la beauté des taches d'encre. 

Dans ce vaisseau je suis un fantôme, pourtant je ne suis pas le plus perdu. Des fractures dans ce monde il y en a tant. On ne réussira pas à recoller les morceaux, à empêcher la dérive des continents. Je ne sais pas si mon inaction fait de moi un lâche, je me rassure, je me mens. Si je dois aller dehors est-ce que je manquerai d'oxygène ? Quel égoïsme. J'ai la consistance d'un spectre. Mais qu'est-ce que je peux faire ? Je ne sais pas soigner les autres, je ne sais pas me soigner.

Je n'ai pas de scaphandre et ils nous disent qu'il ne faut rien toucher. Il faudrait enlever nos habits dès que l'on revient de l’extérieur, on pue la mort dans nos existences paradoxales. Je n'apprendrai pas à aimer notre société. Pas pour ce qu'elle était, pas pour ce qu'elle est, pas pour ce qu'ils souhaitaient en faire. Quand je vois ces publicités où l'on nous vante nos progrès avec ces bagnoles électriques, ces familles qui font des overdoses de pâte à tartiner, ces gens qui bouffent, ces gens qui s'aiment pour de vrai dans la différence et dans l'indifférence, ces gens qui font semblant d'aller quelque part. Je vous emmerde.

Nous sommes tous dans le même vaisseau. Je sais où il va.

 

 

Nowhere

https://youtu.be/5z5HJRC9F_0

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