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Jour 25

Vie factice et vitamine C.

Je me lève de plus en plus tard, comme si je n'avais pas digéré le changement d'heure, je conçois que cette piètre excuse n'est pas recevable. De l'autre côté du mur ça fait plusieurs jours que j'ai une voisine qui improvise des séances de bronzage. J'ouvre mes volets et j'évite de tourner la tête, l’œil gauche attrape l'image et le droit lui dit d'aller se faire foutre. C'est assez conflictuel comme situation. Je tâtonne à l'aveugle pour accrocher les battants de bois. Je me promets de ne pas la regarder, ce n'est pas que sa vision est insupportable, au contraire, non, elle est à moitié à poil et la plage est à 700 kilomètres. Je me doute bien que je suis le problème, avec ma gueule de putois mutant, penché à ma fenêtre. Je fais tout pour ne pas la voir, elle est libre, la pauvre. C'est peut-être moi qui ne m'imagine pas correctement le sable et les vacances.

Il y a de quoi faire un peu de sport dehors, un vélo, un truc étrange pour marcher. Ces machines sont rouillées, comme moi. Je me décide à me lancer, chaque mouvement produit une sonorité horrible. Mais ça fait du bien, je veux choisir ma chaleur. J'accélère, puis je pense à cette femme entrain de colorer sa peau. Elle est plantée là, dans ma tête. Putain, je ne suis pas au stade du taulard en manque de chair, merde, je suis bien plus pathétique. Je stoppe la cacophonie des engins. J'ai mal aux guiboles. Je prends un verre de jus d'orange, je vole une chaise longue, je pose mes lunettes de soleil. Je veux entendre les vagues, les mouettes, les bruits des gens qui nagent, ne plus me sentir comme un animal en cage. C'est mal barré.


 


Inferno Galore

https://youtu.be/InnwzzJa8ek

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